Trophée Émile Jung :
six nouveaux candidats
sous la présidence de
Jean-Georges Vongerichten

Le 16 mars 2026, Strasbourg vibrera au rythme de la haute gastronomie en accueillant la 3ᵉ édition du Trophée Émile Jung. Cet événement phare se déroulera dans le cadre du salon EGAST, l’un des rendez-vous professionnels les plus importants de l’hôtellerie, de la restauration et des métiers de bouche en Europe. Véritable vitrine des savoir-faire culinaires, ce trophée porte le nom d’un chef qui a profondément marqué l’histoire gastronomique alsacienne et française : Émile Jung, figure emblématique de la maison alsacienne et ambassadeur infatigable des traditions régionales.

Un concours au cœur d’un salon d’envergure européenne

EGAST, organisé tous les deux ans à Strasbourg, attire à chaque édition des milliers de professionnels : restaurateurs, hôteliers, artisans des métiers de bouche, mais aussi étudiants et jeunes talents désireux de se faire une place dans un univers en constante évolution.

Avec ses concours culinaires de haut niveau, ses démonstrations et ses conférences, le salon est devenu une scène de premier plan pour mettre en lumière les tendances, les innovations et l’excellence française en matière de gastronomie.

C’est dans ce cadre prestigieux qu’a été créé le Trophée Émile Jung, qui occupe aujourd’hui une place de choix parmi les compétitions culinaires nationales. Il se distingue par son ancrage régional fort, tout en visant un rayonnement national et international.

En plaçant la mémoire d’un grand chef au centre de l’événement, Strasbourg affirme son rôle de capitale gastronomique européenne, où tradition et modernité dialoguent pour inspirer les générations futures.

Émile Jung, un chef visionnaire et humaniste

Né à Masevaux, en Alsace, Émile Jung (1941-2020) a marqué durablement la gastronomie française. Formé dans de grandes maisons, il a repris en 1971 le Crocodile à Strasbourg, établissement mythique qui obtint trois étoiles au guide Michelin en 1989 sous sa direction.

Son style alliait une maîtrise technique irréprochable et une volonté constante de mettre en valeur les produits du terroir alsacien.

Au-delà de son talent culinaire, Émile Jung s’est distingué par sa générosité, son humanisme et son attachement à la transmission. Il a formé de nombreux jeunes chefs, encouragé les vocations et défendu la gastronomie comme un art de vivre à partager. Profondément enraciné dans sa région, il n’a cessé de promouvoir l’Alsace et ses traditions, tout en les ouvrant à des influences venues d’ailleurs.

Ce trophée, qui porte son nom, se veut donc bien plus qu’un simple concours : il incarne un héritage, un état d’esprit et une philosophie.

Un tremplin pour les jeunes talents de la gastronomie

Le Trophée Émile Jung s’adresse avant tout aux jeunes chefs en devenir, qu’ils soient encore en formation ou déjà en poste dans des établissements renommés. Participer à ce concours, c’est avant tout se confronter à l’exigence d’un jury prestigieux, composé de figures reconnues de la gastronomie française et européenne ; mais aussi se confronter à des épreuves techniques qui valorisent la maîtrise, la créativité et la capacité à interpréter un terroir.

Pour cette édition 2026, les candidats travailleront en interprétation libre deux plats emblématiques :

  • une terrine de deux poissons, accompagnée d’une sauce chaude ou froide à base de vin blanc d’Alsace ;
  • une caille et son foie gras, enrichies de deux garnitures et d’une sauce.

 

Au-delà du prestige, ce trophée représente un véritable tremplin professionnel. Les finalistes bénéficient d’une visibilité importante, auprès des médias, des recruteurs et des grands chefs présents à EGAST. Les lauréats, quant à eux, voient souvent leur carrière accélérer : le concours agit comme un label de qualité, un signe de reconnaissance et d’excellence qui ouvre de nouvelles perspectives.

Une génération de talents confirmés au rendez-vous

Nous connaissons d’ores et déjà la sélection de ses six candidats pour le 3ᵉ Trophée Émile Jung, reflet d’une nouvelle génération déjà solidement ancrée dans les grandes maisons de la gastronomie française.

La sélection témoigne d’un haut niveau d’exigence, réunissant :

  • Kylian Bonnard (La Pyramide**, Vienne),
  • Ernest Dorgler (L’Auberge de l’Ill**, Illhaeusern),
  • Valéria Ringenbach (Le Vatrivin, Ammerschwihr),
  • Edoardo Ruffato (La Cheneaudière*, Colroy-la-Roche),
  • Alain Schmitt (Restaurant du Musée, Fréland)
  • Alexandre Zoccolan (Restaurant Julien Binz*, Ammerschwihr).

 

Tous évoluent dans des établissements où le sens du produit, la rigueur technique et l’identité culinaire occupent une place centrale, et incarnent des parcours mêlant transmission, excellence et engagement quotidien.

Ces chefs en devenir se mesureront donc autour des deux créations en interprétation libre, précédemment évoquées.

Un jury prestigieux présidé par Jean-Georges Vongerichten

La grande nouveauté de l’édition 2026 réside dans l’annonce du président du jury : Jean-Georges Vongerichten.

Basé depuis de nombreuses années à New York, considéré comme l’un des chefs les plus influents des États-Unis, il dirige plusieurs établissements à New York, Chicago, Las Vegas, Marrakech ou Singapour. Son regard international et sa maîtrise des cuisines du monde donnent cette année une dimension singulière au concours.

Il sera entouré d’un jury d’exception, entièrement mis à jour :

  • Michael Ellis – F&B FEBC Group, ancien directeur international des Guides Michelin
  • Peter Knogl – Les Trois Rois***, Bâle
  • Thomas Mack – Eatrenalin**, Europa-Park
  • Christophe Schmitt – Le Berceau des Sens*, École hôtelière de Lausanne
  • Eric Westermann – Le Buerehiesel, Président des Étoiles d’Alsace
  • Chantal Wittmann – MOF Arts de la Table
  • Antoine Woerlé – MOF Arts de la Table
  • Pierre Zimmermann – La Fournette (Chicago), vainqueur de la Coupe du monde de boulangerie 1996

Une mise en avant du terroir alsacien et de la créativité

À travers ce concours, c’est aussi le patrimoine culinaire alsacien qui est mis à l’honneur. Les épreuves, exigeantes et techniques, intègrent régulièrement des produits locaux emblématiques, invitant les jeunes chefs à revisiter les traditions tout en exprimant leur propre créativité.

L’esprit d’Émile Jung, qui sut magnifier la choucroute, le foie gras ou encore le gibier dans une vision gastronomique universelle, reste présent dans l’ADN de la compétition.

Mais le Trophée Émile Jung ne se limite pas à un ancrage régional : il valorise aussi l’ouverture, l’innovation et l’audace. Les candidats sont invités à proposer des assiettes contemporaines, où le respect du produit s’allie à une esthétique raffinée et à une technicité irréprochable.

Cet équilibre entre tradition et modernité est au cœur du concours, et reflète parfaitement l’évolution actuelle de la cuisine française.

Un concours qui rayonne au-delà de l’Alsace

En à peine trois éditions, le Trophée Émile Jung s’est imposé comme un événement suivi bien au-delà des frontières régionales. Les chefs et les écoles de cuisine de toute la France s’y intéressent, conscients de la notoriété croissante du concours.

À travers lui, Strasbourg et l’Alsace renforcent leur image de terre de gastronomie, aux côtés des grandes capitales culinaires comme Lyon ou Paris.

Pour la ville et pour la région, ce trophée participe donc à une dynamique plus large : celle d’un rayonnement international. L’Alsace, riche de ses vignobles, de ses produits emblématiques et de son héritage culinaire unique, trouve dans ce concours une occasion supplémentaire d’attirer l’attention des gourmets du monde entier.

Vers une édition 2026 prometteuse

L’appel à candidatures, lancé à l’été 2025, a été prolongé jusqu’au 15 décembre 2025, tant l’engouement est important. Les finalistes seront dévoilés prochainement et entreront dans le dernier temps fort de la préparation.

L’arrivée de Jean-Georges Vongerichten à la présidence du jury confirme l’ambition de cette édition : proposer un concours d’excellence, rigoureux, inspirant et résolument tourné vers l’avenir.

Avec cette nouvelle édition, le Trophée Émile Jung consolide sa place parmi les concours culinaires incontournables. Pour les candidats, il représente bien davantage qu’une épreuve : c’est une occasion unique de progresser, de se mesurer aux meilleurs et d’embrasser l’esprit d’un chef dont le nom demeure synonyme d’excellence et de générosité.

Crédits photos : Trophée Emile Jung 2024 ©Bartosch Salmanski

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