Depuis la vallée de la Doller où Charles Erhard confectionnait ses premières glaces en 1961, l’entreprise familiale alsacienne a bien grandi — 800 collaborateurs, 7 sites de production, plus de 125 millions d’euros de chiffre d’affaires — sans jamais perdre l’âme artisanale qui fait sa singularité.
Pour cet été, Erhard Pâtissier Glacier frappe fort avec trois nouvelles gammes de glaces en bacs qui témoignent d’une créativité décomplexée : parfums voyage, sorbets floraux et collaboration de terroir avec la coopérative Alsace Lait. Une maison qui, après plus de soixante ans, n’a toujours pas fini de surprendre.
Trois nouvelles gammes, trois univers
Saveurs du Monde est la plus audacieuse des trois collections. Chai Latte, Coco Cardamome et Façon Chocolat Dubaï : trois parfums qui s’inscrivent dans l’air du temps avec une précision de glacier aguerri. L’idée n’est pas de suivre la tendance — c’est de la travailler, de la transformer en glace qui tient ses promesses.
Florale prend le contre-pied de l’exotisme pour se poser dans la douceur des jardins de saison. Deux sorbets plein fruit — Poire et Fleur de Sureau, Myrtille et Violette — où la fleur ne parfume pas, elle structure. Des associations délicates qui demandent une vraie maîtrise des équilibres aromatiques, et que peu de maisons sauraient réussir.
Alsace Lait, enfin, est peut-être la gamme la plus significative. Née d’un partenariat avec la coopérative régionale Alsace Lait, elle place au cœur de ses recettes une crème fraîche fluide Label Rouge d’Alsace, pour une onctuosité et une richesse aromatique qui s’expriment dans quatre parfums : Mirabelle, Myrtille, Crème Fraîche et morceaux de meringue, et Fraise. Un bel exemple de ce que deux savoir-faire alsaciens peuvent produire ensemble.
Une maison, une promesse
Ce qui distingue Erhard dans le paysage des glaciers industriels, c’est une ligne de conduite tenue depuis l’origine : pas de conservateur, pas d’arôme ajouté, pas de colorant artificiel.
Le lait utilisé provient d’une ferme située à moins de 20 kilomètres du site de fabrication de Masevaux. Une proximité qui n’est pas un argument marketing — c’est une façon de travailler.
Les trois nouvelles gammes sont disponibles dès mai en grandes surfaces et sur l’e-shop de la marque, en bacs de 750 ml au prix de 5,50 €.
Une saga familiale enracinée en Alsace
Tout commence en 1961 dans la vallée de la Doller, au pied des Vosges, quand Charles Erhard confectionne ses premières glaces dans le Haut-Rhin.
Son fils Denis reprend le flambeau en 1980 et impulse une dynamique de développement qui ne s’est jamais démentie depuis.
Aujourd’hui, le groupe compte 7 sites de production répartis entre l’Alsace et la Bourgogne-Franche-Comté, plus de 800 collaborateurs et dépasse les 125 millions d’euros de chiffre d’affaires — tout en restant une entreprise familiale indépendante.
À Masevaux, berceau historique de la marque, le lait utilisé pour les glaces provient d’une ferme distante de moins de 20 kilomètres.
Une proximité qui résume bien l’état d’esprit d’une maison qui a grandi à l’échelle européenne sans jamais couper les racines qui l’ont faite.