Goût d'Alsace
Cyril Pingant

Créateur de contenus

@ministeredelaripaille

 

Issu du monde de la communication, Cyril Pingant découvre sa passion pour la gastronomie en fréquentant les restaurants strasbourgeois il y a une quinzaine d’année. Très vite, la table devient un terrain d’exploration, mais aussi un espace de transmission et de combat.

En 2025, il se lance à plein temps sur les réseaux sociaux. Son « Ministère de la Ripaille » est suivi par plus de 300 000 abonnés tous réseaux confondus. À travers ses contenus, il défend une gastronomie vivante, ancrée dans les terroirs, les gestes et les métiers de bouche. Il y raconte la grande épopée culinaire française, des ripailles gauloises aux tables de Versailles, des festins médiévaux aux repas de guerre. Généreux et érudit, son livre « RIPAILLE, histoire(s) de la gastronomie française » se savoure sans retenue.

 

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UNE GOURMANDISE DE PÂQUES ?

L’Osterlammele, l’agneau pascal alsacien, léger, poudré de sucre glace, partagé au café-schnaps de fin de repas. Un classique de circonstance, simple et chargé de mémoire.

UN BON PLAT DU TERROIR ?

Les Fleischschnecke. Bricolés avec les restes du pot-au-feu : de la viande roulée dans de la pâte, remise à flot dans un bouillon clair. De la cuisine de grand-mère, j’adore !

UN DÉJEUNER D’AFFAIRES ?

Dans une brasserie quand elle est à son meilleur : vivante sans être bruyante, efficace sans être expédiée. Les tables où l’on mange bien et l’on parle encore mieux.

VOTRE BOUTIQUE PRÉFÉRÉE ?

Mon repaire : Les Domaines Qui Montent à Strasbourg. Je peux y travailler, boire un verre, manger, discuter, acheter de bons produits. Les clients y sont bichonnés. Il n’y manque qu’un matelas gonflable pour y élire domicile.

UNE GOURMANDISE SUCRÉE ?

Je pourrais me noyer dans une mousse au chocolat… et je ne me débattrais même pas !

VOTRE CÉPAGE PRÉFÉRÉ ?

Le pinot noir. De Bourgogne, bien sûr ! De Loire aussi… Mais en bon chauvin, je traque infatigablement tous les bons pinots noirs alsaciens. Ma dernière trouvaille ? Ceux de Jérôme du domaine Paul Buecher.

UNE AMBIANCE À DÉCOUVRIR ?

Les soirées « Gueuleton » de La Vieille Tour à Sélestat : la fête, les grandes tablées, les plats du terroir, les gros canons. Ça rit, ça mange, ça vit. J’adore !

UN MENU À EMPORTER ?

Belgicain, un camion-cuisine qui fait des frites belges. Double cuisson dans la graisse de bœuf. Les Français ont inventé la frite, les Belges l’ont sublimée.

UN DÎNER EN AMOUREUX OU ENTRE AMIS ?

En amoureux : Le Bouchon et l’Assiette à Illkirch, tout y est juste, du service à l’assiette. Entre amis : Aux Trois Chevaliers à Strasbourg, pour un cordon bleu monumental.

UN GOÛT D’ENFANCE ?

Les tartes flambées au feu de bois de La Grange du Gloeckelsberg, à Blaesheim. L’odeur, la cuisson, la fumée. Rien de plus, rien de mieux.

VOTRE PLUS BELLE EXPÉRIENCE GOURMANDE ?

Il y en a beaucoup ! Par exemple, une dégustation chocolat–porto menée par Thierry Mulhaupt en 2019. C’était génial. Des accords inconnus pour moi, très précis, et cette sensation nette d’apprendre en se faisant plaisir.

LE PLAT QUE VOUS AIMEZ CUISINER ?

Une belle entrecôte. Une vraie réaction de Maillard, la croûte bien saisie, l’intérieur juteux. On assaisonne avec retenue, on respecte le produit et on laisse la viande parler.

UN LIEU POUR SE DÉTENDRE LE WEEK-END ?

Les châteaux forts d’Alsace, avec vue sur la plaine et le vignoble. L’Alsace concentre l’une des plus fortes densités de châteaux en Europe. C’est magique !

VOTRE PETIT PLAISIR AU PRINTEMPS ?

Le printemps devient palpable quand mon four à tartes flambées sort de l’hibernation et recommence à crépiter 😉

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