La galette des rois
Pour 6 personnes
Temps de préparation : 15 min
Temps de repos de la crème : 30 min
Temps de cuisson : 25 min
Source : Marie-Laure Tombini, odelices.ouest-france.fr
Ingrédients
• 2 pâtes feuilletées
• 2 oeufs moyen
• 100 g de poudre d’amandes
• 70 g de beurre ramolli
• 100 g de sucre
• 1 cuillerée à soupe de farine (facultatif)
• 1 cuillerée à soupe de rhum (ou kirsch)
• 50 g de crème pâtissière à la vanille (facultatif)
• 1 fève
Préparation
• Préparez la crème d’amande : battez 1 œuf entier et un blanc d’œuf avec la poudre d’amandes, le beurre mou et le sucre (le jaune en plus servira à dorer la galette). Ajoutez la farine et l’alcool choisi.
• Pour faire la crème frangipane, mélangez la crème d’amande et la crème pâtissière. Mettez au frais au moins 30 min pour qu’elle soit bien froide.
• Déroulez la pâte feuilletée sur une plaque, étalez la frangipane en laissant un bord tout autour. Déposez 1 fève. Badigeonnez le bord avec un peu d’eau froide.
• Couvrez la galette avec la deuxième pâte. Soudez les bords en appuyant du bout des doigts, au plus près de la garniture.
• Mélangez le jaune d’œuf réservé avec une cuillerée à soupe d’eau. Badigeonnez-en le dessus de la galette à l’aide d’un pinceau.
• Réservez la galette 30 min au frais.
• Enfournez environ 25 min dans le four préchauffé à 200 °C.
• Servez la galette des rois à la frangipane tiède ou froide.
Gâteau de fête
La galette des rois tire son origine des Saturnales romaines, une fête païenne durant laquelle un roi était symboliquement désigné par une fève cachée dans un gâteau. Cette tradition fut christianisée au Moyen Âge pour célébrer l’Épiphanie, fête religieuse marquant la visite des rois mages à l’enfant Jésus.
Au fil des siècles, le partage de la galette est devenu un rituel populaire. Sous Louis XIV, les dames de la Cour qui trouvaient la fève étaient couronnées reines d’un jour, bénéficiant du droit de demander une faveur au roi. Cette tradition a perduré et s’est même invitée dans les hautes sphères contemporaines : chaque année, une galette géante est offerte à l’Élysée. Toutefois, la fève y est symboliquement retirée pour éviter toute confusion : « On ne saurait désigner un roi au sein de la République. »
Si la galette à la frangipane est la version plébiscitée dans le Nord et le centre de la France, les régions du sud préfèrent le gâteau des rois, une brioche moelleuse aux fruits confits, délicatement parfumée à la fleur d’oranger.
Les grands pâtissiers, eux, rivalisent de créativité pour revisiter ce dessert traditionnel. Pistache et griotte, chocolat et noisette, ou encore galettes vegan et sans gluten : les déclinaisons modernes séduisent une clientèle toujours plus curieuse et avide d’innovation. Certains chefs intègrent même des fèves exclusives, comme des figurines en porcelaine représentant des personnages emblématiques ou des objets de collection.
La fève, élément central de la galette, n’a pas toujours été un simple objet décoratif. À l’origine, il s’agissait d’une véritable fève de haricot, symbole de fertilité et de renouveau. Ce n’est qu’au XIXe siècle qu’elle fut remplacée par des figurines en porcelaine, souvent peintes à la main. Aujourd’hui, certaines fèves atteignent un statut de véritable objet de collection, et des marques ou artisans collaborent avec des pâtissiers pour créer des séries limitées à l’effigie d’œuvres d’art, de personnages célèbres ou d’événements historiques.
La galette des rois est bien plus qu’un simple dessert : c’est une expérience conviviale et fédératrice. Elle est traditionnellement découpée en autant de parts que de convives, plus une part supplémentaire, appelée la « part du pauvre », destinée symboliquement au premier passant ou nécessiteux. Pour préserver l’équité et garantir le suspense, l’un des plus jeunes convives se glisse sous la table pour désigner à l’aveugle la distribution des parts.
Hiver 2024
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