BIC x Krispy Kreme :
collaboration inédite

Article du 1 mai 2026

Deux icônes de la culture populaire française et américaine s’associent pour la période des examens.

D’un côté, le BIC 4 Couleurs, né en 1970 sous l’impulsion de Marcel Bich, fabriqué depuis plus d’un demi-siècle dans une usine de Seine-et-Marne, et assez singulier pour figurer dans les collections permanentes du MoMA de New York et du Centre Pompidou.

De l’autre, Krispy Kreme, la chaîne américaine de doughnuts qui, depuis son atterrissage à Paris en décembre 2023, ne cesse d’élargir son empreinte dans l’Hexagone.

Ensemble, ils proposent la pause révisions la plus colorée de la saison : « 1 stylo pour réussir, 4 doughnuts pour survivre. »

Quatre couleurs, quatre saveurs

Le concept est aussi simple que gourmand. La boîte collector — inédite, créée spécialement pour cette collaboration — reprend les quatre couleurs emblématiques du BIC 4 Couleurs et leur associe chacune une saveur : rouge fraise, bleu myrtille, vert pistache, noir chocolat.

Un code chromatique immédiatement reconnaissable, entre nostalgie de la trousse et envie irrésistible de croquer.

Pour l’achat d’une boîte, un stylo BIC 4 Couleurs collector co-brandé est offert — non disponible à la vente séparément, pensé pour accompagner les longues heures de bachotage autant que la prise de notes. Une rareté calculée qui transforme mécaniquement chaque boîte en objet à posséder.

Un stylo qui n'a pas pris une ride

Le BIC 4 Couleurs n’est pas un stylo ordinaire. Depuis son invention en 1970, son design n’a presque pas bougé : 14 centimètres de long, un gramme et demi à peine, un clic caractéristique que trois générations d’écoliers connaissent par cœur.

La petite boule au sommet du corps permettait autrefois de composer les numéros sur les téléphones à cadran — une anecdote qui dit beaucoup de la longévité hors norme de cet objet.

En 2025, le stylo enregistrait encore une progression de ses ventes de 10 % dans certaines enseignes spécialisées. Les collectionneurs, nombreux, en comptent parfois plus d’un millier d’exemplaires différents dans leur collection.

Une icône qui, à l’évidence, n’a pas besoin de se réinventer pour séduire — mais qui sait néanmoins le faire quand l’occasion se présente.

Krispy Kreme part à la conquête de la France

L’histoire de Krispy Kreme commence dans le Deep South américain. La légende veut que la recette originelle ait été élaborée au début des années 1930 par Joe Le Beau, un chef français de la Nouvelle-Orléans, qui en dépose également la marque. Elle est ensuite rachetée par un commerçant du Kentucky, qui confie la vente des doughnuts en porte-à-porte à son neveu Vernon Randolph.

Ce dernier loue un bâtiment à Winston-Salem en Caroline du Nord et commence à vendre ses beignets aux épiceries locales le 13 juillet 1937. L’odeur de la fabrication attire rapidement les passants, qui cherchent à en acheter directement sur place — Vernon Rudolph perce alors un trou dans le mur et commence à vendre directement au public. C’est ainsi que naît, presque par accident, le concept de la vente directe qui fera la fortune de la marque.

Depuis 2016, Krispy Kreme est détenu à 44,5 % par le groupe d’investissement allemand JAB Holding, spécialisé dans les biens de consommation, qui détient notamment les marques Prêt A Manger, Bally et Coty. La marque est aujourd’hui présente dans plus de 35 pays et revendique plus de 15 000 points d’accès à travers le monde. Son arrivée en France, en décembre 2023, constituait donc un pari audacieux — s’implanter au pays du croissant, de l’éclair et du macaron, là où la tradition pâtissière n’a jamais laissé beaucoup de place aux influences extérieures.

Le premier flagship parisien, situé sous la canopée du Forum des Halles, est l’un des plus spectaculaires de la marque au monde : 550 m², ouvert sept jours sur sept de 8h à 22h, avec un atelier visible depuis la salle et une « hot light » qui s’allume lorsque les doughnuts sortent tout chauds de production. Un dispositif expérientiel pensé autant pour le spectacle que pour la gourmandise.

En à peine deux ans, l’enseigne revendique 15 points de vente ouverts à Paris et en Île-de-France, une capacité de production de 42 000 doughnuts frais par jour, 200 employés recrutés et formés, et près de 12 millions d’euros de chiffre d’affaires — auxquels s’ajoutent aujourd’hui des corners en grande distribution, chez Franprix, Carrefour et Intermarché. L’objectif affiché reste 500 points de contact d’ici 2028.

 

Le doughnut à la française

Derrière le succès de Krispy Kreme se lit une tendance de fond qui dépasse largement une enseigne ou un lancement. En l’espace de trois ans seulement — entre 2021 et 2024 —, la consommation quotidienne de doughnuts en France est passée de 5 % à 14 %. Des chiffres qui, pour un pays réputé imperméable aux douceurs venues d’outre-Atlantique, ont de quoi surprendre.

Les ressorts de cet engouement sont multiples. Popularisé dans l’Hexagone depuis la diffusion des Simpson à la télévision française, le doughnut a peu à peu envahi supermarchés et boulangeries-pâtisseries. Homer et son glaçage rose ont fait plus pour la cause du beignet américain en France que n’importe quelle campagne marketing. Mais la pop culture n’explique pas tout.

C’est chez les 18-25 ans que le phénomène est le plus marqué : 24 % des jeunes interrogés dans une étude du cabinet Strateg’eat citent le doughnut parmi leurs douceurs sucrées préférées, devant des pâtisseries françaises traditionnelles comme les flans ou les éclairs au chocolat.

Le marché français du doughnut représentait près de 30 millions d’euros en 2023 et, porté par un taux de croissance annuel estimé à 15 % — soit trois à quatre fois supérieur aux prévisions mondiales —, devrait avoisiner les 40 millions d’euros en 2025. Un marché encore modeste en valeur absolue, mais dont la trajectoire dit tout de la profondeur du changement en cours.

Ce qui séduit les Français dans le doughnut, c’est peut-être moins le produit lui-même que ce qu’il représente : une expérience visuelle et émotionnelle, un objet à partager, à photographier, à offrir. Une logique que Krispy Kreme a parfaitement intégrée dès son arrivée en multipliant les éditions limitées, les collaborations inattendues et les opérations événementielles. Celle avec BIC s’inscrit dans cette continuité — deux marques du quotidien qui, en s’associant, fabriquent quelque chose qui dépasse leurs produits respectifs : un moment, une saison, une petite parenthèse sucrée dans la course aux révisions.

Opération limitée

L’opération est disponible du 28 avril au 24 mai 2026 dans les points de vente Krispy Kreme participants, uniquement en boîte de 4 doughnuts au prix de 9,99 €.

Le stylo collector, offert avec chaque boîte, n’est pas disponible à la vente à l’unité.

Une fenêtre qui couvre précisément la période des partiels et des grandes échéances scolaires — lycéens, étudiants, classes prépa : la cible est identifiée, le timing parfaitement ajusté.

Reste à savoir si le doughnut pistache survivra jusqu’à la dernière heure de révision.

Crédits photo : ©Sébastien Dray

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