Goût d'Alsace
Johanna et Sarah Witz

Co-fondatrices de Fine Fleur Magazine

Johanna

Diplômée d’un master en journalisme, j’occupe actuellement le poste de rédactrice en chef de Fine Fleur, choisissant les thématiques et les sujets de chaque numéro, et prêtant ma plume pour une bonne partie de son contenu ! Lors de mes études, j’écrivais déjà un petit mensuel que je vendais et envoyais par voie postale. À Paris, j’ai même eu l’occasion d’être publiée dans de belles parutions lifestyle : Home, Simple Things, Respire, Le Bonbon, … Fine Fleur est à la fois une consécration et une évolution naturelle.

Bien plus grand en termes d’échelle, de contenu, et de professionnalisme. Ce magazine est une incroyable opportunité créée avec Sarah : l’occasion d’écrire sur les sujets qu’on aime et de les partager librement avec nos lecteurs dans un média à notre image.

Sarah

Directrice artistique depuis plus de 6 ans, j’occupe aujourd’hui ce poste en tant que cofondatrice de Fine Fleur Magazine. Les fleurs, la décoration, l’art de vivre, le design et tout ce qui touche au beau ont toujours fait partie de ma vie. C’est donc naturellement que j’ai voulu rassembler tout ce que j’aime dans un magazine. J’avais aussi cette grande envie d’entreprendre — et pouvoir le faire en famille est une chance unique. Chiner le samedi matin, cueillir des fleurs dans un champ, découvrir des maisons remarquables ou rénover un appartement font aussi partie de mon quotidien.

Je bouge beaucoup, j’ai mille envies — et surtout celle de toucher à tout ! Tant mieux, car quand on dirige un média, car il faut savoir se réinventer sans cesse.

UN BON PLAT DU TERROIR ?

J : La soupe de knepflés au persil. Je ne peux pas donner d’adresse car je la prépare moi-même : comme beaucoup d’Alsaciens, je ne mange aucun plat local au restaurant, car on préfère nos recettes de famille ! Je prépare la mienne au dîner, quand on n’a pas trop faim ou que quelqu’un est malade. Elle réconforte, réchauffe, et le bouillon de poule est bon pour la guérison.

S : Une choucroute. Mais pas n’importe laquelle : celle de mon père, préparée la veille puis réchauffée pour que le chou soit bien cuit, presque caramélisé. Une touche de moutarde à l’ancienne, et c’est parfait !

UN DÉJEUNER D’AFFAIRES ?

J : Le Maharaja à Mulhouse permet de manger un vrai plat indien tout en adaptant la dose d’épices à ce que notre palais peut supporter. Ils ont une table ronde au premier étage qui est un peu à part, parfaite pour un petit groupe. J’y prends toujours un mater paneer, qu’on ne trouve pas partout mais qui me rappelle mes années étudiantes, et un lassi à la mangue.

S : Le menu d’affaires de l’Esterel. Une adresse iconique sur les hauteurs de Mulhouse, avec des mets tous plus raffinés les uns que les autres, et une ambiance bucolique, à l’écart du tumulte de la ville.

UNE ADRESSE POUR MANGER LOCAL ?

J : La Villa Lalique à Wingen-sur-moder. La carte de Paul Stradner est recherchée sans être trop conceptuelle. On y découvre de nouvelles saveurs, et de nouveaux producteurs, qui sont détaillés sur une carte de France, à côté du menu. C’est un détail très intéressant qui permet de savoir d’où viennent les aliments que l’on goûte.

S : Le marché de Noël de Mulhouse ! En bonne Alsacienne, rien ne vaut la choucroute ou les plats typiques préparés en famille. Mais l’hiver, j’apprécie une petite barquette de knepfle bien chaude, avec un bon vin chaud.

UNE SPÉCIALITÉ D’AUTOMNE ?

J : Le velouté de girolles. On n’en trouve pas très souvent, mais c’est le genre de plat que je ne prépare pas chez moi, et que je suis contente de retrouver à la carte !

S : Une croûte forestière avec des pommes dauphines… ou encore une soupe de butternut et carottes. Réconfortant et délicieux.

VOTRE VITICULTEUR OU VOTRE CÉPAGE PRÉFÉRÉ ?

J : Je ne suis pas fine con- naisseuse, mais mon cœur penche pour les vins blancs moelleux. J’apprécie un bon verre de Côte de Gascogne ou de Jurançon, ou même de moscato, de temps en temps.

S : Les vins rouges issus des cépages Pinot Noir et Gamay, notamment ceux des Nuits-Saint-Georges.

UNE AMBIANCE À DÉCOUVRIR ?

J : Le salon de thé Au fond du jardin à Strasbourg. C’est un petit salon de thé caché derrière la cathédrale où le menu est un vrai livre d’aventure. Chaque thé renferme une histoire racontée par Frédéric. Leurs madeleines ont des goûts indescriptibles. De la décoration anglaise surchargée à leurs pâtisseries extraordinaires, c’est un moment d’exception suspendu dans le temps.

S : Le salon de thé de Maison Monsieur, à Mulhouse. Maximilien et Romain préparent le meilleur chocolat chaud de la ville et ils proposent une sélection de vaisselle chinée et actuelle, très pointue, et dans l’ère du temps dans leur belle boutique décorée avec goût.

UN MENU À EMPORTER ?

J : Un Kauy tew koi au tofu de chez Chili Thaï (Mulhouse), avec un riz gluant à la mangue pour le dessert, même si l’on n’a plus faim. C’est un plat très bien servi de grosses nouilles plates sautées avec des œufs, du tofu frit, des carottes et des oignons frais. Gourmand et réconfortant.

S : Les gnocchis Lulu de chez NIJI, meilleur restaurant italien de tous les temps à Rixheim. Les plats proposés sont frais et cuisinés sur place par le chef.

UNE GOURMANDISE SUCRÉE ?

J : Récemment, j’ai découvert le « virgin pistacchio lover spritz » chez Volfoni que j’aime beaucoup. C’est à base de Schweppes tonic, de jus de pomme, de sirop de pistache et d’éclats de pistache. C’est assez sucré mais j’aime beaucoup car le mélange de goût soda- pistache me fait penser à une après-midi au bord de la piscine, avec un cornet de glace.

S : Un bon cappuccino avec une mousse de lait bien dense, accompagné d’une part de carrot cake — mon dessert préféré (et le seul, d’ailleurs !).

UN DÎNER EN AMOUREUX OU ENTRE AMIS ?

J : Sur la terrasse de L’Estérel à Mulhouse. On y va pour les grandes occasions avec mes parents, et je trouve que c’est une adresse qui combine un beau menu qui reste accessible avec un cadre plutôt romantique, sous ses arbres qui protègent la terrasse. S’il fait bon, c’est très agréable. Je me souviendrai toujours y avoir goûté du turbo pour la première fois, c’était un régal !

S : Le Petit Paris à Mulhouse, qui propose des plats de saison parfaitement dressés, avec des associations de saveurs surprenantes et réussies.

UN GOÛT D’ENFANCE ?

J : Le chocolat chaud de chez Jadis et Gourmande à Colmar. Le restaurant est tout en bois, décoré de plein de nounours anciens. Je prends toujours le mien viennois, car j’aime la fraîcheur de la crème fouettée mélangée au chocolat.

S : Les beignets aux pommes que ma grand-mère nous préparait… à tremper dans une soupe de légumes. Une association étonnante, mais inoubliable.

VOTRE PLUS BELLE EXPÉRIENCE GOURMANDE ?

J : Le Splash à Asnières après une longue journée de travail : confortablement installés, lumière tamisée, notre table donnait sur la cuisine au barbecue dont les flammes nous réchauffaient… J’y ai pris une plage rose (un cocktail à base de Chambord, jus de litchi et vodka citron vert), puis un menu composé d’une tomate-burrata, de volaille et d’un dessert sucré-salé très frais avec du concombre.

S : Un restaurant modeste de l’extérieur, mais qui est délicieux : le Anadolu à Colmar. Un restaurant turc où – parole de végétarienne ! – le choix de plats sans viande est vaste. Mention spéciale aux patrons, d’une gentillesse rare.

LE PLAT QUE VOUS AIMEZ CUISINER ?

J : Le kougelhopf ! C’est un peu long à préparer mais tout le monde est toujours content quand on en fait un ! Et les gens sont souvent impressionnés. Je les cuisine toujours par deux, car je sais qu’il y en a un qui va disparaître dès sa sortie du four, et pour cause, la cuisson fait sentir bon toute la maison, vraiment !

S : J’adore préparer une bonne pâte à pizza et inviter ma famille à composer la leur. On cuisine ensemble, on rit, on partage : tout ce que j’aime.

UN LIEU POUR SE DÉTENDRE LE WEEK-END ?

J : Le Greffier à Mulhouse, pour y boire un bon « porn star martini ». J’apprécie un bon cocktail autant qu’un bon plat, si ce n’est plus, donc c’est un vrai plaisir pour moi de trouver une adresse où en boire un.

S : Les thermes de Ribeauvillé ou ceux en Allemagne. On a la chance d’avoir plusieurs spas réputés dans la région… Autant en profiter ! Surtout à l’automne, quand les journées deviennent fraîches et que le soleil se couche plus tôt.

VOTRE PETIT PLAISIR DE L’AUTOMNE ?

J : Je viens de découvrir la brochette de pommes de terre coupées en spirale. En tant que grande amatrice de pomme de terre, j’ai testé cette gourmandise un peu chère avec assez peu d’attente et j’ai été très agréablement surprise ! Elles ont un délicieux goût de pommes de terre fumées, accompagnées de sauce…

S : Allumer une bougie, préparer un thé fumant, enfiler un gros pull et regarder une comédie romantique sous un plaid, pendant que la pluie tambourine doucement sur les vitres.

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