Schloss Sigmaringen

lundi: 09:30 – 17:30
mardi: 09:30 – 17:30
mercredi: 09:30 – 17:30
jeudi: 09:30 – 17:30
vendredi: 09:30 – 17:30
samedi: 09:30 – 17:30
dimanche: 09:30 – 17:30

Un château au-dessus du Danube

Dominant le Danube depuis une falaise abrupte, le château de Sigmaringen est l’une des silhouettes les plus saisissantes du Bade-Wurtemberg. Résidence princière de la maison des Hohenzollern-Sigmaringen, il surgit du rocher avec une puissance architecturale que ses tours gothiques et ses façades en pierre grise rendent immédiatement spectaculaires. À environ 2h de Strasbourg, c’est une excursion qui conjugue patrimoine, collections et histoire trouble.

 

Siège d’une lignée depuis cinq siècles

Les vestiges du château datent de l’époque des Hohenstaufen, vers 1200. Depuis 1535, il est le siège des comtes et des futurs princes de Hohenzollern. Le château compte environ 400 pièces. On y remarque notamment la salle d’armes et la bibliothèque, qui conserve 220 000 volumes dont des incunables. La salle des armes, dans laquelle sont réunies près de 300 pièces, retrace l’histoire militaire de la branche des Sigmaringen au long des siècles. Toujours propriété de la maison de Hohenzollern-Sigmaringen, il accueille aujourd’hui 100 000 visiteurs par an.

L'épisode le plus sombre : le gouvernement de Vichy en exil

L’histoire du château prend une tournure troublante à l’automne 1944. De septembre 1944 à avril 1945, cette immense demeure, désertée par ses propriétaires sur ordre d’Hitler, accueillit la « Commission gouvernementale de Sigmaringen », nom du gouvernement en exil du régime de Vichy.

Outre le maréchal Philippe Pétain, Pierre Laval, leurs ministres et d’autres collaborateurs notoires, on comptait une troupe de miliciens et 1 500 civils français.

Le château reçut le statut d’extraterritorialité et devint une enclave française, où le drapeau tricolore fut hissé devant le château. Les visiteurs étaient même obligés de présenter une pièce d’identité, puisqu’ils pénétraient en territoire français.

Pétain, dès son départ contraint de Vichy, se considéra lui-même comme prisonnier et refusa d’exercer ses fonctions, s’isolant dans ses appartements du château princier. Parmi les résidents figurait aussi l’écrivain Louis-Ferdinand Céline, qui a dépeint la vie de certains des résidents du château dans son roman « D’un château l’autre ». Ce séjour forcé prit fin en avril 1945 avec l’arrivée des Alliés.

Le séjour du gouvernement de Vichy de septembre 1944 à avril 1945 représente un épisode pénible de l’histoire franco-allemande, que certaines visites guidées abordent aujourd’hui avec nuance et recul historique.

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