Trois millions d’euros ont été investis pour faire du Meteor Vieux-Port un lieu emblématique, et ça se voit. Dans les anciens locaux du quotidien La Marseillaise sur le cours Estienne d’Orves, la brasserie déploie 700 m² de salles à manger, terrasses et bar monumental, autour de 16 tireuses à bière. Un espace pensé pour tous les moments de la journée, ouvert de 8h à minuit, du petit-déjeuner au dernier verre.
Derrière le projet, une famille et une histoire. Édouard Haag, 8ème génération à la tête de l’entreprise, rappelle qu’on vendait déjà de la Meteor sur le Vieux-Port il y a un siècle. Cette ouverture n’est donc pas une conquête, mais un retour. Pour lui, Marseille s’est imposée comme une évidence : une ville généreuse, solaire, dynamique, qui partage les valeurs de Meteor : la passion du goût, l’amour du produit et le sens de la fête.
La carte célèbre pleinement cette double identité. L’Alsace y est représentée par ses classiques réconfortants : bretzel, flammekueche, knacks revisitées, spaetzle, tandis que la Provence s’affiche avec ses produits plus solaires : légumes grillés, soupe de poisson, daube de bœuf. La brasserie propose même trois types d’accords mets-bières : accords terroirs, accords contrastes et accords résonnants, pour une expérience gustative pensée dans les moindres détails.
Une quinzaine de bières Meteor sont servies à la pression, directement depuis des tanks apparents, des blondes légères aux brunes maltées en passant par des brassins éphémères. Les 70 employés, formés à la biérologie par les brasseurs de la maison, sont là pour guider et conseiller chaque convive dans cet univers houblonné.
Le lieu porte aussi une identité visuelle forte, ancrée dans son territoire d’adoption. L’artiste marseillais Nhobi a été invité à créer une fresque monumentale de 8 mètres de long, hommage vibrant à la culture méditerranéenne. Une façon de dire que le Meteor Vieux-Port n’est pas une brasserie alsacienne transplantée au soleil, mais un lieu hybride, à part entière, qui appartient désormais autant à Marseille qu’à l’Alsace.