Pour comprendre l’identité de la galerie, il faut d’abord comprendre celle de son cadre. Riquewihr est bien plus qu’un simple village touristique. C’est, selon le Guide Vert Michelin qui lui a décerné trois étoiles, une des destinations les plus remarquables d’Alsace — la « Perle du Vignoble » comme on la surnomme avec affection. Entourée d’un double rempart datant du XIIIe siècle et dominée par la tour de guet de La Dolder, la cité a miraculeusement échappé aux destructions des deux guerres mondiales, préservant intact un patrimoine architectural exceptionnel.
De part et d’autre de sa rue principale, des maisons à colombages multicolores ou en pierres de taille, certaines datant du Moyen Âge ou de la Renaissance, déploient leurs façades fleuries et leurs oriels remarquables. Riquewihr compte d’ailleurs le plus grand nombre de bâtiments inscrits ou classés aux Monuments Historiques parmi tous les villages d’Alsace, un record qui illustre l’extraordinaire densité de son patrimoine.
Située au cœur de la Route des Vins d’Alsace, entre les vignobles réputés du Schœnenbourg et les flancs boisés des Vosges, à 15 kilomètres de Colmar et à 72 kilomètres de Strasbourg, la ville accueille chaque année des centaines de milliers de visiteurs venus du monde entier.
Ces touristes, souvent amoureux de l’art de vivre alsacien, de ses vins de Riesling et de Gewurztraminer, de ses spécialités gastronomiques et de son architecture unique, forment un public naturellement réceptif à l’offre culturelle que la Galerie Rikia Ferrer leur propose.
La galerie comme expérience totale
Ce qui distingue fondamentalement la Galerie Rikia Ferrer d’une simple enseigne commerciale, c’est la dimension d’expérience totale qu’elle propose. Venir à Riquewihr et visiter la galerie, c’est s’offrir un moment d’exception : la beauté du village médiéval en toile de fond, le charme des ruelles pavées pour s’y promener, les vins alsaciens pour en découvrir les terroirs, et les œuvres d’art contemporain pour enrichir le regard et la réflexion.
Cette alchimie entre patrimoine historique et création contemporaine est l’une des réussites les plus remarquables de la galerie. Elle prouve qu’il n’y a aucune incompatibilité entre un lieu chargé d’histoire et l’art d’aujourd’hui — bien au contraire. Les maisons à colombages du XVIe siècle et les sculptures en céramique Raku de Paul Beckrich, les remparts médiévaux et les toiles de Mitro, parlent finalement le même langage : celui de la beauté faite par les mains de l’homme, traversant les siècles pour toucher quelque chose d’essentiel en nous.